

Les perles nacrées de nos larmes, sélectionné pour le Salon international du Livre, à Monaco

Article du 19/7/2025
Journal La Montagne Centre France
Communiqué de presse du 25/8/25
https://www.communique-de-presse.com/les-perles-nacrees-de-nos-larmes-un-roman-a-part/
Interview France 2 – Ca commence Aujourd’hui
https://youtu.be/RHm2D_29w4Y?si=DDani9781xrcTnfO


Le roman, Les perles nacrées de nos larmes, présenté à Lyon

Les perles nacrées de nos larmes, au Marché de Noël du CHU – Hôpital Louis Michel à Cébazat (63118)

Université indépendante de Vichy
Conférence du 15/12/25
L’enfant qui parle à l’Océan,
entre traumatisme et résilience
https://www.uivichy.org/professeurs/frederic-jacques-bourgade-4795.html


J’aurai l’immense plaisir d’ouvrir ce Salon par une conférence. RDV à 10h.
Nous parlerons de la violence intrafamiliale, de la violence faite aux femmes et aux enfants, du viol et de ses conséquences, de l’adoption et de notre quête d’identité, notamment pour les personnes nées sous X. Nous nous interrogerons enfin sur l’état de notre monde. Peut on se relever de nos traumatismes aujourd’hui ? Tout est-il écrit d’avance ? Nous vivons dans un monde complexe et anxiogène. Quel avenir pour nous et nos jeunes ?

Les enfants et adolescents de l’Aide Sociale à l’Enfance confrontés à la prostitution et aux proxénétisme,
Vous ne pouvez pas, nous ne pouvons pas abandonner une nouvelle fois ces enfants et ces adolescents.








Gwendal, l’enfant qui vient de l’au-delà,
Louise, la mère de Gwendal, a été violée,
Après l’accouchement, elle est placée dans un hôpital par ses frères, jusqu’à la fin de sa vie,
Le jumeau de Gwendal est mort à la naissance,
Lui est abandonné, puis adopté,
En 1964, Gwendal a 10 ans,
Quelques mois plus tôt, ses parents adoptifs se sont séparés. Sa mère et lui tentent de survivre dans un logement délabré. La nuit, les rats envahissent les lieux. Le bruit de leurs griffes, tout à côté du lit, les effraie. Ils apprennent à vivre à leurs côtés comme on apprend à vivre avec la peur,
Les placards sont vides. Certains jours, le dîner ne se compose que de pas grand-chose. La faim, une amie qui se tait, impose sa présence. Un enfant ne saisit pas toujours le sens du mot « misère », mais il voit le vide dans le regard de sa mère lorsqu’elle n’a plus de réponse,
Entre-temps, le père adoptif de l’enfant adresse une lettre aux services de l’Aide Sociale à l’Enfance,
Juste quelques lignes, plus lourdes que le poids de toute une existence,
Il dit ne plus vouloir de lui et demande à l’administration de venir le « récupérer ». Ce sont ses mots,
Comme on renvoie un objet dont on n’a plus besoin,
Gwendal découvre cette lettre en 1988, en ouvrant pour la première fois son dossier administratif. Bien des années plus tard, les mots sont encore là, figés par le temps. Identiques. Glacials,
Morgane, la mère de Gwendal, a finalement accepté d’envoyer son fils en colonie de vacances, en Bretagne, sur l’île Chevalier ; histoire qu’il échappe temporairement à son sort,
Pour des enfants, une colonie est une aventure,
Pour Gwendal, il s’agit d’une déportation,
Il sort du car avec sa valise et ses peurs, ce sentiment aussi de n’être nulle part chez lui,
Avec ses cheveux roux et son nouveau nom à consonance étrangère, les moqueries, les humiliations et la solitude l’envahissent. Chaque journée qui passe se transforme en un combat de plus à livrer. Il cesse alors d’attendre que le monde le comprenne,
Il va en construire un autre,
Et puis arrive l’Océan,
Cette rencontre ressemble à des retrouvailles avec un ami attendu depuis toujours,
Face à cette immensité liquide, qui vient à la rencontre de son inconscient et lui rappelle le ventre de sa mère, la paix l’inonde soudain,
Les adultes ne trouvent pas les réponses à ses questions mais l’Océan, lui, sait,
Quand il est seul, l’Océan le reçoit auprès de lui,
Quand il ne sait plus, il le guide,
Assis sur les rochers, Gwendal observe le paysage. Les vagues se cassent puis renaissent, encore et encore. Son regard est paralysé par cette énergie. Il ne le sait pas encore, mais il va leur ressembler,
L’Océan devient son abri,
Le dépositaire de son histoire,
Son antre,
Son avenir,
Tout au fond de ses yeux d’enfant, l’Océan a des bras assez forts pour y accueillir la détresse du monde. D’ailleurs, l’Océan lui parle et ordonne au vent du nord, aux flots et aux cieux de prendre soin de lui. Il lui explique qu’au-delà des tempêtes qui s’agitent dans son existence, il existe une autre rive,
Cette fois-ci, il le sait. Gwendal en est certain : l’Océan l’a sauvé,
Bien avant que les psychologues, psychiatres et autres spécialistes n’attribuent un nom à ce nouveau départ, un embryon se développe en lui,
Une énergie discrète,
Pas invincible mais perspicace et d’une patience à toute épreuve,
La résilience©
Frédéric Jacques Bourgade
Auteur, conférencier
Membre de l’Association des Écrivains Bretons
https://lesperlesnacreesdenoslarmes.fr
Facebook : Frederic Jacques Bourgade

Les médias se déchaînent car il faut :
– désigner le coupable,
– abonder aux diagnostics faciles,
Oui, le système a failli et une enfant en a payé le prix. C’est l’horreur et je suis d’accord avec vous.
Tout ça me rappelle, personnellement, de bien mauvais souvenirs.
Je me bats au quotidien contre la violence faite aux femmes et aux enfants.
Cependant, sommes-nous certains que les magistrats sont les seuls responsables ?
De Gaulle disait que la France a les élus qu’elle mérite. Il avait raison.
Le ministère de la Justice dispose d’un budget ridicule, absurde pour un pays comme le nôtre. Les moyens alloués sont ridicules au regard des tâches à accomplir. La pression est constante. Il est facile de décréter que…
Mais les moyens doivent être au rendez-vous.
Les lois, par ailleurs, sont inadaptées.
Ensuite et d’une façon plus générale, peut-on s’en prendre aux seuls gouvernements successifs et à nos élus ? Sont-ils responsables de tout ?
Une approche systémique de notre société est nécessaire.
Notre pays traverse une crise identitaire.
Nous ne nous souvenons pas d’où nous venons.
Nous ignorons où nous allons.
La cellule familiale, autrefois pierre angulaire de notre nation, se dissout progressivement, année après année.
L’autorité parentale n’existe plus.
Pensez-vous que l’État puisse se substituer à l’autorité parentale ? Non, bien sûr.
La criminalité a envahi notre pays. La population a peur.
La corruption a envahi notre pays, parfois même au sein de nos administrations. L’omerta s’impose.
Un seul exemple, mais je pourrais en citer bien d’autres : savez-vous que la protection de l’enfance, partout en France, est touchée de plein fouet par la prostitution et le proxénétisme ? Une chargée de mission m’a reçu dernièrement au Conseil départemental du Puy-de-Dôme.
« La protection de l’enfance devient une priorité pour la nouvelle équipe. Nous avons augmenté les budgets. La situation s’arrange aujourd’hui, cher Monsieur. »
Avec un grand sourire, bien sûr.
À se demander, parfois, si nous vivons tous sur la même planète…
Des mineur(e)s, placé(e)s sous la protection de l’État, sont touché(e)s par la prostitution.
C’est l’horreur pour moi, ancien gamin de l’Assistance publique, et je ne suis pas certain qu’une augmentation des budgets soit en mesure d’apporter une réponse à toutes les problématiques de la protection de l’enfance.
Mes équipes ont eu en charge, jadis, plusieurs actions qui relevaient de la protection de l’enfance. Faute de budget, j’ai dû mettre un terme à ces activités. Un élu, vice-président du Conseil départemental, m’a reçu. « Vous êtes un ancien gamin de la DDASS, comment pouvez-vous laisser tomber la protection de l’enfance ? »
C’était comme un coup de poignard en plein cœur.
Aujourd’hui encore, il faut évincer, faire semblant, et toujours avec un beau sourire.
Un rapport, présenté dernièrement à l’Assemblée nationale, explique la situation entre la protection de l’enfance et la prostitution.
La mort de la petite Lyhanna me touche en plein cœur.
Je suis moi-même le résultat d’un viol.
J’ai vu ma mère adoptive se faire battre et se faire violer sous mes yeux. Je n’étais qu’un gamin.
Alors…
Cependant, ne nous trompons pas.
Nos élus et gouvernants ne sont pas les seuls responsables.
À un an des élections présidentielles, nous devons tous réfléchir, nous remettre en question, ne pas céder à des diagnostics faciles et arrangeants.
Enfin, j’en appelle à vous, hommes et femmes engagé(e)s en politique, à vous, les élus, à nos gouvernants, ne prenez pas mon message à la légère.
La situation est grave.
Frédéric Jacques Bourgade,
Auteur, conférencier
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